En 1476, Charles le Téméraire, venant de LOISY et ATTON, poursuit René II, duc de Lorraine, qui vient de se retirer à Pont àMousson, escalade MOUSSON et s'installe au château avant de prende la ville du Pont qu'avait évacuée René II

En 1550, le 23 septembre, passage du convoi funèbre, venant de Nancy et se dirigeant vers Metz et Bruges, transportant les restes de Charles Le Téméraire, tué prés l'étang Saint Jean à Nancy, en janvier 1477.

En 1582, une tuilerie qui existait depuis le Moyen Âge a été détruite par une armée d'Albert de Brandebourg.

De 1630 à 1637, la guerre faite en Lorraine par les Suèdois et autres peuples fut conduite avec une telle cruauté que la famine et la peste ravagèrent pendant ces huit années tout ce pays, au point que, disent les historiens, il resta à peine la centième partie de la population.

Loius XIII et Richelieu décident d'en finir avec la résistance des Lorrains et ordonnent la destruction de nombreux chateaux. C'est MOUSSON qui eut l'honneur dêtre detruit le premier en 1635.

En 1677, année de la bataille de MORVILLE, les fermes d'Atton furent pillées et brûlées par les armées du maréchal de CREQUI.

En 1768, une lettre patente de Louis XV ordonne le transfert de l'université de Pont-à-Mousson à Nancy ( la Lorraine étant française depuis 1766). Elle avait été créée, le 5 décembre 1572, par une bulle du pape Grégoire XIII nommée SUPEREMINENTI

 

 

 

 

 

 

 

Cahiers de doléances de 1789

 

Par Dominique FRICOT, maire, assisté de Jean BRIONNE, Claude POISSON, Jean CHARTON et Nicolas CONRARD

Mécontentement de l'édit qui permet la clôture des prés. Plus de la moitié de la pâture est enfermée, en sorte que les laboureurs et les manoeuvres ont de la peine à nourrir leurs bestiaux.

Mécontentement contre les acquits qu'on oblige de prendre, ce lieu étant limitrophe de deux côté de la France. On est toujours obligé de prendre les acquits, ce qui met des entraves au commerce. L'on a même donné tant d'extension à ce droit que l'on fait passer des voitures de cailloux, de pierre pour des marchandises sujettes à ce droit.

Plainte que la plupart des bonnes terres appartiennent à des particuliers de la ville de Pont-à-Mousson et des villages voisins. De plus, les Dames de la Visitation nourrissent deux troupeaux et jouissent d'un fort colombier qui forrage et enlève une bonne partie de la semence, tant en blé que toutes autres graines.

Plainte de la perte d'un pâquis assez considérable au profit du sous-fermier des dommaines qui s'en est emparé depuis 8 à 9 ans.

Protestation contre la transplantation de l'Université de Pont-à-Mousson à Nancy, ce qui cause un tort considérable à la ville de Pont-à-Mousson et aux lieu circonvoisin. Combien de familles ne vivaient qu'à l'aide de pensionnaires qu'elles prenaient. Combien d'ouvrier, de marchands qui fournissaient ce qui leur était nécessaire, sont privés de cet avantage. Combien de villages y apportaient des denrées qu'ils débitaient et qui les mettaient en état de vivre et de supporter les charges de l'état, par les petits profits réitérés qu'ils y faisaient et dont ils sont privés.

La consommation n'y étant plus considérable depuis la translation de l'université, mais le tort qu'on ne saurait trop apprécier, c'est l'impuissance où sont tant de familles, qui ne sont pas aisées, tant à la ville qu'à la campagne, d'envoyer leurs enfants à Nancy où les pensions sont extraordinairement chères.

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